Le musée zoologique de Strasbourg reprend vie.

Depuis 2018, nous travaillons à la rénovation de cette institution Strasbourgeoise aux côtés des Freaks, de l’agence LFA, l’Atelier Hervé Audibert, MHIngenierie, Peutz et Formaboom.

Crédit Photo : Tilt and shoot, 2025

 

Depuis 2018, nous travaillons à la rénovation de cette institution Strasbourgeoise aux côtés des Freaks, de l’agence LFA, l’Atelier Hervé Audibert, MHIngenierie, Peutz  et Formaboom pour assister le jardin des sciences de l’université de Strasbourg et le musée de la ville de Strasbourg dans cette grande aventure

Ce 19 Septembre, le musée a enfin rouvert ses portes dans un positionnement à la croisée des musées de sciences et de société.

Entre histoire et modernité, l’enjeu est ici de créer un musée didactique et moderne tout en conservant l’ambiance et la singularité de ce musée du 19ème siècle ancré dans l’imaginaire de plusieurs générations.

 

Le parcours de visite a été intégralement revu afin de garantir une déambulation fluide et une compréhension par tous les publics du rôle d’une telle institution dans la recherche scientifique contemporaine. S’étalant sur environ 2000m2, celui-ci se décompose en 6 grandes séquences aux ambiances et enjeux singuliers :

La visite commence dès l’entrée dans le musée avec le hall de la biodiversité, un dispositif rendu possible par la nouvelle triple hauteur du hall dans laquelle s’installe un grand échafaudage exposant plus de 150 spécimens représentant la biodiversité des principales écozones. D’abord vu d’en dessous par le visiteur, celui-ci continuera à tourner autour et à découvrir de nouveaux points de vue tout au long de sa visite

Le parcours commence au deuxième étage où le visiteur est amené à découvrir l’origine et l’usage premier des muséums d’histoire naturelle dans une séquence permanente. On le plonge dans la recherche scientifique, le principe de classification et son histoire. Le tout s’accompagne d’une immersion dans les collections avec la vitrine Hermann ou encore les vitrines oiseaux, dispositifs déjà emblématique de l’ancien musée remis au goût du jour sans le dénaturer.

Dans la boucle du deuxième étage, les visiteurs sont invités à plonger dans un espace semi-permanent dédié au Rhin et aux écosystèmes locaux d’Alsace. Un grand « cyclorama » immersif explicite ces écosystèmes et leurs occupants, accompagné d’une grande table didactique de 18m de long. Une deuxième salle s’intéresse à l’empreinte humaine sur ce fleuve et aux conséquences de l’activité humaine sur ce biotope.

 

En descendant au premier étage, on découvre une deuxième galerie semi-permanente se focalisant sur la baie de Sagami, lieu d’experimentations et d’observations en lien avec le musée zoologique de Strasbourg depuis la fin du XIX°. C’est un support pour plonger dans les océans et découvrir ces écosystèmes fragiles et aux aspects multiples. La scénographie et le parcours prennent le parti d’une descente de la plage jusqu’aux abysses avec deux tables monumentales sur lesquelles viennent s’appuyer la médiation et les collections.

Une dernière galerie semi-permanente occupe l’aile est du premier étage. Elle est axée sur les recherches scientifiques autour de deux espèces souffrant de beaucoup de stéréotypes, l’abeille et le moustique. Après une immersion dans un jardin, rappelant le cadre naturel et la diversité de cet écosystème, on entre dans un laboratoire où le visiteur est invité à expérimenter par lui-même autour d’une grande table paillasse qui résume et explicite les recherches de trois laboratoires locaux.

 

Sur la façade Nord du bâtiment se déploient 7 salles permanentes, chacune consacrée à des collections emblématiques du musée. Le visiteur en apprend plus sur un spécimen et son espèce. Chaque totem est présenté au centre de la pièce, englobé sur deux murs d’un papier peint immersif dessiné pour lui alors que les murs restants déploient des thèmes comme son éthologie, sa répartition géographique ou encore ses repréecosentations dans la culture. Sont ainsi présentés le loup, l’élephanteau d’Asie, le gorille, le crocodile du Nil, le morse et l’élephant de mer qui se partagent une salle, le cœlacanthe africain et la collection de modèles en verre des Blaschkas, véritable bijou du musée.